3,1 % — telle est la prévision révisée du FMI pour la croissance économique mondiale en 2026, publiée dans ses Perspectives économiques mondiales le 14 avril 2026. Ce chiffre représente une révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport aux projections de janvier 2026 et constitue le troisième trimestre consécutif de dégradation depuis l'ouverture du conflit américano-iranien fin février. Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef du FMI, a qualifié cette révision de « rappel saisissant que les perturbations géopolitiques des marchés énergétiques engendrent des coûts qui s'accumulent plus vite que les efforts de redressement ne peuvent les compenser. »
Le rapport d'avril désigne le conflit au Moyen-Orient comme le principal risque baissier de son scénario central, en citant un Brent à environ 119 dollars le baril — un niveau maintenu aussi longtemps pour la dernière fois en 2012, lorsque les perturbations de la guerre civile libyenne avaient bouleversé les chaînes d'approvisionnement nord-africaines. Les prévisions d'inflation ont été fortement revues à la hausse en parallèle : le FMI projette désormais une hausse des prix à la consommation de 4,3 % pour les économies avancées en 2026, contre 3,7 % prévu en janvier. L'écart peut sembler modeste, mais pour des banques centrales qui s'efforcent encore d'ancrer les anticipations d'inflation post-pandémique, un dépassement de 0,6 point par rapport à la cible modifie entièrement le calendrier des décisions de taux.
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