- Quel est le cadre américain en 15 points concernant l'Iran ?
- Le cadre américain exige le démantèlement complet du programme d'enrichissement nucléaire iranien, la fin du soutien des Gardiens de la révolution aux milices supplétives dans la région, la réouverture inconditionnelle du détroit d'Ormuz, un plafonnement de la portée des missiles balistiques iraniens à moins de 300 km, ainsi qu'un engagement à entamer des négociations directes sur la sécurité — en échange d'un allègement progressif des sanctions et d'une garantie de non-agression valable dix ans.
- Pourquoi le Pakistan joue-t-il le rôle de médiateur entre les États-Unis et l'Iran ?
- Le Pakistan entretient des relations diplomatiques fonctionnelles avec Washington et Téhéran et agit comme relais, transmettant les messages mot pour mot entre les deux parties. Le Premier ministre pakistanais Sharif a tout intérêt à favoriser la paix, compte tenu de la vulnérabilité économique du Pakistan face à la perturbation des exportations pétrolières du Golfe causée par la fermeture d'Ormuz.
- Quelles sont les conditions de l'Iran dans les négociations de paix ?
- Les cinq conditions publiques de l'Iran comprennent : la pleine reconnaissance de sa souveraineté sur le détroit d'Ormuz, un traité de non-agression contraignant (et non une simple garantie présidentielle), l'arrêt complet des frappes américano-israéliennes comme préalable à toute négociation, le dégel immédiat de l'ensemble des avoirs iraniens, et la préservation d'un programme nucléaire civil incluant un enrichissement à 3,67 % conformément au plafond du JCPOA initial.
- Que se passe-t-il si l'Iran ne respecte pas l'ultimatum du 6 avril concernant Ormuz ?
- La Maison-Blanche a refusé de préciser les conséquences exactes, indiquant seulement qu'elle « évalue ses options ». Les forces américaines et israéliennes ont déjà considérablement dégradé les réseaux de défense aérienne iraniens, réduisant le coût de nouvelles frappes. Les analystes anticipent une pression militaire maintenue ou intensifiée si les pourparlers diplomatiques n'enregistrent pas de progrès concrets avant le 6 avril.
- Pourquoi la Russie et la Chine ne peuvent-elles pas faire partie d'un nouvel accord nucléaire avec l'Iran ?
- La Russie et la Chine ont contesté la base juridique des sanctions « snapback » de l'ONU au Conseil de sécurité, et opposeraient probablement leur veto à tout accord supervisé par l'ONU. Cela limite tout accord à court terme à une structure bilatérale États-Unis–Iran, laquelle manque de l'infrastructure de vérification multilatérale que Washington juge indispensable à un accord durable.