Le Sénat a voté le 16 avril 2026 à 47 contre 52 pour mettre aux voix une résolution sur les pouvoirs de guerre qui aurait contraint le Congrès à se prononcer formellement sur la question de savoir si la campagne militaire de six semaines du président Trump contre l'Iran peut légalement se poursuivre sans autorisation législative explicite.
Cette marge — étroite mais décisive — en dit autant sur l'état du caucus républicain que sur la guerre elle-même. Tous les sénateurs républicains ont voté pour rejeter la résolution, à l'exception de Rand Paul du Kentucky, qui s'oppose depuis plus d'une décennie aux guerres décidées par l'exécutif, quel que soit le parti à la Maison Blanche. Tous les sénateurs démocrates ont voté en faveur, à l'exception de John Fetterman de Pennsylvanie, qui a estimé que la résolution était trop large et risquait de « lier les mains du commandant en chef dans un moment de véritable sensibilité pour la sécurité nationale ».
La résolution, présentée par le chef de la minorité au Sénat Chuck Schumer (D-NY) et coparrainée par 46 démocrates, invoquait la résolution sur les pouvoirs de guerre de 1973 — la loi d'après-Vietnam limitant la capacité du président à engager les forces américaines dans un conflit armé sans autorisation du Congrès. En vertu de cette loi, le président doit notifier le Congrès dans les 48 heures suivant le déploiement de troupes dans des hostilités et doit retirer ces forces dans les 60 jours, à moins que le Congrès n'autorise explicitement le conflit. Trump a notifié le Congrès le 28 février 2026, jour du début des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran. Le délai de 60 jours expire le 28 avril.